10.12.2008

Tomb Raider Underworld (mon test)

Et Dieu créa Lara

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Chrystal Dynamics nous avait offert, en 2006, un retour fracassant de Lara Croft dans « Tomb Raider Legend ». Un an plus tard, le remake du premier épisode de 96 arrivait dans une remise au goût du jour et qui s’intitulait, tout simplement, « Anniversary ». Aujourd’hui, Eidos nous sort une nouvelle aventure mais cette fois, entièrement taillée pour les consoles New Gen.

Ca commence bien...

Alors qu’on débute à peine la partie, nous voilà déjà dans le feu de l’action. Effectivement, l’immense manoir de Miss Croft est en flamme. L’objectif étant bien évidemment de se frayer un passage pour sauver sa peau. Une fois arrivée à la porte du Grand Hall, Lara se fait tirer dessus par un homme qui était à l’origine, un de ses alliés…truwx3163.jpg Que s’est-il donc passé ? On le saura plus tard. L’histoire démarre, une semaine avant l’incident, en plein milieu de la mer Méditerranée. Lara, sur son yacht, revêtue de sa tenue de plongée, part pour le chemin qui la mènera à Avalon. On plonge alors dans la grande bleue et vers l’inconnu. Les requins rôdent. Des vestiges anciens se dessinent au loin. Bienvenue dans Tomb Raider Underworld !
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L’exploration dans sa splendeur

Si le premier niveau du jeu se déroule en grande partie dans les fonds marins, on est émerveillé par les rayons lumineux pénétrant la surface de l’eau et qui disparaissent au fur et à mesure qu’on descend dans les profondeurs abyssales. Seul bémol, une impression que la faune marine se cantonne uniquement dans la zone à explorer. Evidemment, des squales sont aux aguets et donc l’utilisation du harpon est conseillé au cas où ceux là s’approcheraient un peu trop près de la Miss.tr8screens605.jpg Une fois l’entrée d’une grotte décelée, on est confronté à la première énigme du jeu. Rien de bien sorcier à première vue, mais le ton est donné. On s’attend forcément à tomber sur plus dur à résoudre dans le reste de l’aventure, et ce qui sera le cas. Après quelques brasses, nous voici enfin arrivés sur la terre ferme. On peut donc commencer à faire des pirouettes, et autres galipettes à tout va. Sur ce plan, les mouvements de Lara ont gagné en souplesse et surtout en réalisme (une ancienne gymnaste a prêté ses talents pour l’élaboration des animations du personnage virtuel). Les néophytes et les plus réticents à Tomb Raider seront donc ravis de découvrir une meilleure accessibilité dans la jouabilité contrairement aux opus précédents. On peut tout faire ! Enfin presque… En effet, si les acrobaties de notre héroïne répondent bien, on est obligé de constater que les phases de grimpette se réalisent simplement en suivant un parcours déjà tout tracé, et représenter par des bords plats sur les parois, très visibles, et sur lesquelles on doit s’accrocher … Un peu d’innovation de ce côté là n'aurait pas fait de mal.truwx3017.jpg On reste donc dans le classique de la série. L’utilisation du grappin est encore présente et pratique pour déplacer des rochers, rejoindre des plateformes surélevées, et ne serait-ce pour descendre dans des fosses sans se faire mal. Toutefois, on regrettera les quelques soucis techniques qui résident dans ce jeu. Les écarts de la caméra qui agacent lors d’une escalade périlleuse, ou encore des bugs de collision qui apparaissent de temps à autre. Mais en aucun cas, ces petits désagréments ne viennent perturber notre ascension, et c’est bien là le principal !
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Plus accessible pour un plus large public

Tomb Raider Underworld présente une certaine difficulté. Pourtant, les obstacles ne sont pas infranchissables, surtout grâce à l’apparition d’un système d’aides qui, en appuyant sur une touche, permet aux novices d’avoir la solution à l’énigme. Bien sûr, le joueur peut régler la difficulté à sa guise. En ce qui concerne les phases de gunfight, elles n’auront pas un grand intérêt dans ce jeu qui prône principalement l’exploration.tr8screens741.jpg De plus, le bullet time (ralenti à la Max Payne) facilite la victoire sur vos assaillants. Une fois votre jauge d’adrénaline assez pleine, une pression sur le stick déclenche le mode du tir au ralenti, et hop on balance des bastos sans réfléchir. Des grenades adhésives, au nombre de six, sont disponibles dans votre arsenal (Cela dit mieux vaut les garder face à des ennemis plus coriaces), ainsi que vos célèbres pistolets. Par ailleurs, avant de commencer chaque chapitre, on a le droit de choisir une arme, parmi : Les mitraillettes, le fusil à pompe, le fusil d’assaut, le fusil tranquillisant, etc … Quant au bestiaire, il est composé de félins (tigres panthères), requins, araignées (petites et géantes), braconniers, et autres créatures mystiques. Bref de jolies p’tites bêtes !
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Et le charme agit

Mais ce qui fait la force de ce soft, c’est avant tout l’atmosphère qu’il dégage, ainsi que sa réalisation graphique qui est à couper le souffle (mention spéciale pour la Thaïlande et le Sud Mexique). Son ambiance sonore de qualité fait qu’on se sent littéralement emporter dans un milieu naturel et hostile. Les rares thèmes musicaux collent bien à l’action. Vraiment, chapeau bas aux développeurs.truwx3015.jpg Se rajoutant à cela, des décors riches et variés qui flattent la rétine. On prend même le temps de contempler certains paysages tellement ils font carte postale. Il est donc agréable de se balader dans les environnements de Tomb Raider Underworld, sachant que rien ne vous empêche d’en profiter pour chasser les nombreux trésors et autres reliques dissimulées dans les différents niveaux. Autre point fort, en évoluant dans ses lieux immenses, on ressent une agréable sensation de liberté (chose assez rare dans les productions vidéoludiques actuelles et qui mérite donc d’être soulignée). Cette sensation se fait surtout ressentir dans le chapitre « Sud du Mexique », où la belle enfourche sa moto pour se rendre d’une zone à une autre tellement elles sont éloignées. Au final, le titre d’Eidos a clairement réussi son passage sur New Gen. Il est un incontournable de cette fin d’année !
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Graphismes Note 5/5
Les paysages sont d’une beauté magnifique. Les décors sont fouillés, et que l’on soit en Thaïlande, sous l’eau, au Mexique ou en Arctique, on apprécie la diversité des environnements.

Bande-son Note 5/5
Des musiques discrètes mais qui laissent place à des sons naturels (jungle, océan, temple) d’une qualité époustouflante. Les voix françaises sont de bonne facture.

Durée de vie Note 4/5
Entre 10 et 12 heures pour le terminer, mais on peut bien en rajouter une bonne dizaine pour dénicher tous les trésors cachés et autres succès à débloquer.

Jouabilité/Gameplay Note 4/5
La prise en main s’est améliorée avec le temps. Lara est plus souple et enchaîne les acrobaties d’une facilité déconcertante.

Scénario Note 3/5
Dés le début on accroche à l’histoire. Chronologiquement, elle suit et conclut fort bien la trilogie des épisodes Anniversary et Legend créés par Crystal Dynamics.

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Conclusion
Tomb Raider Underworld présente quelques bugs sans grandes importances. La réalisation dans son ensemble est une réussite. Graphiquement, ça tape à l’œil, et on est subjugué par l’atmosphère enivrante qui ressort du soft. Sa jouabilité, de plus en plus simple, permettra aux allergiques de la série, de tenter une réconciliation.


Note Finale : 18/20

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