26.11.2008

l'horreur subjective

Dans l'oeil de la caméra !
J'ai regardé Diary of the Dead, le dernier Romero.
L'originalité de ce film de zombies, c'est qu'il a été tourné avec deux caméras pros et un camescope. Pas pareil que REC, Diary of the Dead a été tourné façon documentaire sur l'infection qui touche le monde (enfin surtout les USA...), et est censé être conçu sur un montage vidéo que nous présente l'héroine dés le début du long métrage (je me suis fait comprendre ?). 657.jpg
Bref, le film en lui même reste classique mais efficace ! Biensûr, on est loin du survival de Jaume Balaguero et Paco Plaza qui va à 200 à l'heure, filmé d'une traite et sans vidéo montage (dans la fiction). Le film de Romero fait plus mou, mais bon, je conseille le film aux amateurs du genre et surtout aux nostalgiques de "la nuit des morts-vivants". Diary of the Dead est une nouvelle référence !
Le 2 est en préparation...

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Cela dit, beaucoup de gens trouvé Diary of the Dead décevant, et malgré qu'il change des films de zombies actuels, c'est évident.
De plus, il faut noter que dans ce film, le fait que Romero a voulu faire passer un autre message plus subtil qu'on le croît plutôt qu'une banale infection, à savoir comment utiliser les médias dans une catastrophe répartie à l'échelle mondiale ? De quelle manière et comment les évènements sont-ils montrés ? Qui croire ?
Une caméra (camescope), un cellulaire, un accés à internet, faire voir la vérité des évènements sur un blog ou un site, ne pas minimiser les choses comme le font les gouvernements, rechercher des survivants, survivre sans se cacher mais rester en contact avec l'extérieur en continuant toujours et encore à rechercher des âmes en vie.
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Comment peut-on apprécier REC ?
Je crois que pour apprécier REC, il faut déjà avoir regarder pas mal de film du genre (et je vous avoue que j'en suis friand) pour se dire que cet oeuvre espagnole fait du bien parmi tous les films de fantômes japonais (que la plupart on vu sous leur forme remake hollywoodien) et Dieu sait qu'il y'en a eu de trop. Ca me rappelle la vague des teenagers ou slashers movies (comme l'est actuellement le phénomène des films de tortures, mais là c'est juste du gore).velasco_manuela.jpg
Evidemment, les personnes qui vont voir un film, aimeraient avoir des réponses dans l'histoire sur les questions qu'il se posent, à savoir : "D'où provient le mal et pourquoi ?", ou bien ne serait-ce qu'espérer un happy end. Malheureusement, lorsqu'on accepte pas ces critères, je comprends qu'il soit dur d'aimer REC. Après tout, beaucoup de réals aiment laisser dans le doute le spectateur. Si "quarantaine" pointe le bout de son nez, c'est qu'il y a forcément quelque chose qui c'est passé dans le cinéma de genre. Donc, franchement attaquer qui et quoi vous voudrez (par ex : un nanar de Anderson) mais pas bêtement un film d'horreur qui est bourré de qualité. Ca serait bien d'accepter et d'avouer que le travail accompli dans le film de Jaume Balaguero et Paco Plaza est énorme !rec1119583394493pu2.jpg
De plus REC a été réalisé sur un très petit budget (mais plus important qu'un Blair Witch premier du nom).
Le succés dérange et agaçe, c'est bien connu...
Il est évident que ceux qui n'ont pas aimé pas REC, n'aimeront sans doute pas tous ces films concept à l'action filmée caméra au poing (alias l'horreur subjective ) comme The Blair Witch project, Cloverfield ou bien Diary of the Dead... Je sais ça fait vomir toutes ces images qui bougent dans tous les sens avec des gens qui crient comme des perdus... Mais bon sang que c'est sacrément trouillogène et oppressant !
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Et sur un DVD, ça donne quoi ?
J'en tremblais (c'est le mot et c'est vrai !) lorsque je suis sorti du ciné avec mes potes. REC est le film d'épouvante qui me marquera et qui marquera aussi l'histoire du cinéma (enfin merci Blair Witch project).manuela-velasco-3.jpg
Le DVD est sorti depuis quelques semaines, déjà. Les bonus sont très intéressants et complets et c'est d'ailleurs sûrement l'argument principal qui fera qu'on achètera en priorité la version collector. En effet, on apprend plein de choses sur le film, comme sur la dernière scène qui a été tournée avec un simple camescope DV car la caméra n'avait pas la vision de nuit.292234.jpg
Dans les confidences de Manuela Velasco, on voit la fin alternative. Et puis, j'ai été surpris par le physique de l'acteur qui a joué le monstre terrifiant ( à la chorégraphie digne du bestiaire de Silent Hill) dans le dernier appartement.
Dans l'intervention de Jaume Balaguero et Paco Plaza, on pourrait penser que les deux réalisteurs sont influencés par le jeu vidéo.
Par contre, il est évident que dans un salon, les sensations ne sont pas les mêmes qu'au ciné. Mais si vous avez un bon écran et un équipement audio de qualité, je pense que l'effet devrait être tout aussi bien rendu.
Si vous n'avez pas vu le film ou pas encore acheter le DVD, et bien je ne peux que vous sonseiller de vous le procurer de suite. Mais attention, vous n'en sortirez pas indemne. Regardez, elle, ça ne l'a pas arrangeait... -_-
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Et les autres ?
Dans le même genre, on prêtera attention au blockbuster du genre, le bien nommé Cloverfield. Pour ma part, j'ai kiffé, dans l'esprit, l'attaque de New York vue par Matt Reeves. Mais encore faut-il l'apprécier sur un petit écran de télé...Cloverfield01.jpg
S'il fallait élire un président dans ce groupe très fermé, j'élierai sans aucune retenue, REC ! Mais il faut compter sur la référence qui ouvra beaucoup de portes sur l'imaginaire horrifique et qui fût le pionier du genre. Sans oublier qu'il fût aussi l'origine du concept de l'horreur subjective avant d'être utiliser à toutes les sauces. Je veux biensûr parler de The Blair Witch Project.
La sensation d'être mal à l'aise est aussi présente dans ces deux films. La trouille aussi...
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